Pourquoi Lib·res ?

La politique n’a jamais été pour moi une carrière.

Elle est d’abord une histoire de convictions et surtout une histoire de responsabilité.

J’ai grandi dans une famille où l’engagement dans la société était la base du développement de soi et de notre éducation. Mais surtout que l’engagement de soi pour les autres et dans le monde devait etre lié à des valeurs fortes : la liberté, l’éthique, le sens des responsabilité, la force de tenir ces convictions. 

Très tôt, j’ai compris que la démocratie n’était jamais acquise. Qu’elle pouvait s’affaiblir lorsque le courage cède à la facilité, lorsque la pensée recule devant les réflexes partisans, lorsque l’intérêt général s’efface derrière les calculs de pouvoir.

Comme beaucoup de citoyens, j’ai observé au fil des années une forme de fatigue démocratique s’installer. Trop souvent, la politique semble se résumer à des postures, à des affrontements stériles ou à des promesses sans lendemain. Beaucoup ne s’y reconnaissent plus. Certains s’en détournent. D’autres se réfugient dans la colère ou dans les solutions simplistes proposées par les extrêmes.

Je refuse cette résignation.

Si j’ai choisi de m’engager dans l’aventure Lib.res, c’est précisément parce que ce mouvement est né de cette conviction : la politique peut et doit être autre chose.

Lib.res n’est pas né d’une ambition personnelle ou d’un calcul électoral. Lib.res est né d’un constat. Celui que des milliers de citoyens ne se reconnaissent plus dans les clivages traditionnels. Celui que beaucoup refusent à la fois le conservatisme, le populisme et les radicalités qui fracturent notre société. Celui qu’il existe encore une place pour une politique fondée sur la liberté, la responsabilité, la justice et l’universalisme.

Je me suis toujours considéré comme un homme libre.

Libre de penser.

Libre de douter.

Libre de remettre en question les certitudes de mon propre camp lorsque cela est nécessaire.

Parce qu’une démocratie vivante a besoin de débats, de nuances et d’esprit critique. Elle ne peut survivre dans les logiques de tribus où chacun doit penser comme son groupe sous peine d’exclusion.

Mais la liberté n’a de sens que si elle s’accompagne de responsabilité.

Responsabilité envers les générations futures lorsque nous parlons d’environnement.

Responsabilité envers les travailleurs et les entrepreneurs lorsque nous parlons d’économie.

Responsabilité envers les plus fragiles lorsque nous parlons de solidarité.

Responsabilité envers nos institutions lorsque nous parlons de démocratie.

C’est cette alliance entre liberté et responsabilité qui constitue le cœur du projet Lib.res.

Mon engagement est également profondément bruxellois.

Je suis né à Bruxelles. J’y ai grandi. J’y ai étudié. J’y ai travaillé. J’y ai construit ma vie familiale.

J’aime cette ville pour ce qu’elle est : une capitale européenne, diverse, ouverte sur le monde, faite de rencontres, de cultures et d’identités multiples.

Je refuse les discours de peur qui opposent les citoyens les uns aux autres. Je refuse également les discours de renoncement qui considèrent que les difficultés de Bruxelles seraient une fatalité.

Bruxelles mérite mieux.

Elle mérite des responsables politiques capables de regarder les problèmes en face mais aussi de porter une ambition.

Une ambition pour la sécurité.

Une ambition pour l’emploi.

Une ambition pour l’école.

Une ambition pour la qualité de vie.

Une ambition pour la démocratie.

Je crois profondément à l’Europe. Non comme un slogan ou une bureaucratie lointaine, mais comme un projet de civilisation fondé sur la liberté, l’État de droit, la démocratie et les droits humains.

Je crois à une société où chacun est libre de vivre son identité, ses convictions, ses choix personnels, dans le respect des autres et dans le cadre des lois communes.

Je crois à la laïcité de l’État comme garantie de la liberté de conscience de chacun.

Je crois à l’école comme principal outil d’émancipation.

Je crois à la culture comme condition de l’esprit critique.

Je crois à la démocratie comme l’une des plus belles conquêtes humaines, mais aussi comme l’une des plus fragiles.

Voilà pourquoi je suis Lib.res.

Non pas parce que j’aurais trouvé un parti qui pense exactement comme moi sur tout.

Mais parce que j’y ai retrouvé quelque chose devenu rare en politique : la liberté de penser, le goût du débat, le refus des dogmes et la volonté sincère de construire.

Au fond, Lib.res est peut-être simplement le refus de choisir entre ses valeurs et son engagement.

Et c’est précisément pour cela que j’ai choisi d’y consacrer mon énergie.

Parce que je suis convaincu qu’une autre manière de faire de la politique est encore possible.

Parce que je refuse que le débat public soit abandonné aux extrêmes, aux colères ou aux résignations.

Parce que je crois encore que la politique peut être une force de transformation positive.

Et parce que je veux continuer à me battre pour une société plus libre, plus juste, plus responsable et plus humaine.