Pendant des années, le chantier Stalingrad-Midi a été présenté comme un projet ambitieux destiné à transformer l’un des principaux axes de notre capitale. Aujourd’hui, pour de nombreux habitants, commerçants et usagers, il est surtout devenu le symbole des dysfonctionnements de l’action publique à Bruxelles.
Retards à répétition, absence de visibilité, coordination défaillante entre les différents acteurs, communication insuffisante : ce qui devait être une opportunité de redynamisation urbaine s’est progressivement transformé en un véritable parcours du combattant pour celles et ceux qui vivent et travaillent dans le quartier.
Derrière les palissades et les tranchées, il y a des réalités humaines.
Il y a des commerçants qui voient leur clientèle disparaître. Des indépendants qui s’endettent pour maintenir leur activité. Des habitants qui subissent quotidiennement les nuisances. Des investisseurs qui hésitent à s’engager dans un quartier dont l’avenir semble suspendu à un calendrier sans cesse repoussé.
Cette situation n’est plus acceptable.
Pourtant, Stalingrad-Midi ne doit pas devenir le symbole du déclin du centre-ville bruxellois. Au contraire. Sa situation géographique exceptionnelle, au carrefour du centre historique, de la gare du Midi et de plusieurs quartiers populaires et commerçants, lui confère un potentiel considérable.
Mais pour y parvenir, il faut changer de méthode.
Nous devons sortir d’une logique de gestion de crise permanente pour entrer dans une véritable logique de redéploiement.
C’est pourquoi je plaide pour la mise en place d’une task force dédiée réunissant l’ensemble des niveaux de pouvoir concernés afin d’assurer un pilotage efficace du projet et une meilleure coordination des interventions.
Nous devons également renforcer le soutien aux commerçants et indépendants touchés par les travaux. Cela passe notamment par des mesures fiscales temporaires, des mécanismes de compensation adaptés et un accompagnement administratif simplifié.
La relance du quartier passe aussi par des investissements renforcés en matière de sécurité, de propreté et d’animation urbaine. Un espace public attractif ne se construit pas uniquement avec des pavés ou des aménagements urbains. Il se construit également par la confiance que les habitants, les commerçants et les visiteurs accordent à leur quartier.
Au-delà du constat, nous avons souhaité mettre sur la table des solutions concrètes.
C’est le sens du plan de redéploiement que nous avons présenté pour l’artère Stalingrad-Midi. Ce plan vise à accélérer la sortie de crise tout en préparant la renaissance économique, commerciale et urbaine du quartier. Il comprend notamment des mesures de soutien aux commerces, un renforcement de la présence des services publics, des actions en faveur de la sécurité et de la propreté ainsi qu’une stratégie de réattractivité du centre-ville.
Parce qu’il ne suffit pas de dénoncer les erreurs du passé, il faut également construire l’avenir.
👉 Retrouvez l’ensemble de nos propositions dans notre dossier consacré au redéploiement de l’artère Stalingrad-Midi :
https://drive.google.com/drive/folders/1ocVjyHUrtElvhE8QZjmRlWgv3yMSz72f
Bruxelles mérite mieux que des chantiers interminables et des promesses reportées. Les habitants, les commerçants et les visiteurs méritent des résultats.
Sortir Stalingrad-Midi de l’impasse n’est pas seulement un enjeu urbanistique. C’est un enjeu économique, social et symbolique pour l’avenir de notre capitale.
Je continuerai à porter ce combat au Parlement et sur le terrain afin que le cœur de Bruxelles retrouve enfin le dynamisme et l’attractivité qu’il mérite.
