Comme je l’indiquais récemment dans les colonnes de La Libre, je suis préoccupé par l’évolution institutionnelle qui semble se dessiner pour la Fédération Wallonie-Bruxelles et par la place qui y est accordée à Bruxelles.
Au-delà des débats institutionnels, une question fondamentale se pose : quelle place voulons-nous accorder à Bruxelles dans notre avenir commun ?
L’accord de majorité conclu entre le MR et Les Engagés a relancé un débat essentiel sur l’avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Plusieurs observateurs s’interrogent sur une évolution qui tendrait à rapprocher davantage la Fédération des priorités et des politiques wallonnes, au risque de réduire la prise en compte des réalités propres à Bruxelles.
Cette interrogation mérite d’être posée.
Bruxelles n’est pas une région comme les autres. Capitale de la Belgique et de l’Europe, elle possède une réalité démographique, sociale, économique et culturelle unique. Les défis auxquels sont confrontés les Bruxellois ne sont pas toujours ceux que connaissent les autres territoires francophones du pays.
C’est pourquoi je reste convaincu que la Fédération Wallonie-Bruxelles doit continuer à être un espace de solidarité et de coopération entre Wallons et Bruxellois, mais aussi un lieu où les spécificités de chacun sont pleinement reconnues et respectées.
Lorsque les politiques menées en matière d’enseignement, de culture, de jeunesse ou de recherche sont pensées sans tenir suffisamment compte de la réalité bruxelloise, c’est toute la pertinence du projet commun qui risque d’être fragilisée.
Ce débat intervient par ailleurs dans un contexte institutionnel plus large. Les récentes prises de position de la N-VA et du CD&V, qui considèrent la Constitution comme un obstacle à certaines grandes réformes, témoignent d’une volonté de rouvrir des discussions fondamentales sur l’organisation de notre État.
Dans ce contexte, il est plus important que jamais de rappeler que Bruxelles ne peut être réduite à une simple variable d’ajustement institutionnelle.
Le fait bruxellois existe. Il doit être reconnu. Il doit être défendu.
Parce que sans Bruxelles, il n’y a pas de Fédération Wallonie-Bruxelles digne de ce nom.
Je vous invite à découvrir l’analyse complète publiée par La Libre, qui éclaire utilement ces enjeux institutionnels et leurs conséquences pour l’avenir de Bruxelles :
