Budget : le gouvernement proclame un équilibre au vogelpik

Lib.res demande un test de vérité sur la trajectoire budgétaire devant la Cour des comptes.

À l’issue de la déclaration de politique générale de Boris Dilliès, lib.res met en cause la solidité de la trajectoire budgétaire présentée par le gouvernement. Nouvelles politiques, baisses d’impôts, prêts, investissements, économies : les annonces se multiplient, mais leur impact cumulé sur le déficit et le retour annoncé à l’équilibre reste à établir.

Derrière cette incertitude budgétaire, les conséquences sont pourtant très concrètes : combien les Bruxellois paieront-ils demain, quelles politiques seront réellement financées et où les économies annoncées seront-elles effectivement réalisées ?

« Le gouvernement multiplie les promesses et affirme dans le même temps tenir sa trajectoire vers l’équilibre. Mais où est la démonstration ? Avant d’annoncer que les comptes tiennent, il faut montrer comment chaque mesure est financée et quel sera son impact réel sur le déficit », déclare Fabian Maingain, député bruxellois lib.res.

Les montants avancés sont considérables : 34 millions d’euros pour de nouvelles politiques, 66 millions par an pour les prêts à taux zéro, 104 millions pour les logements de Citydev, auxquels s’ajoute un coût annuel estimé à près de 91 millions pour la baisse de l’IPP régional et le doublement de Be Home, à pleine application.

En parallèle, le ministre-président annonce 121 millions d’euros d’économies sur l’administration et 40 millions sur l’emploi et la formation.

« Le gouvernement additionne des chiffres qui ne racontent pas la même chose. Des prêts, des dépenses, des économies ou des baisses d’impôts n’ont pas le même effet sur le budget. Alors avant de proclamer l’équilibre, qu’il montre le calcul qui permet d’y arriver. »

Pour lib.res, c’est cette trajectoire qui doit maintenant passer l’épreuve des faits.  Le contrôle des tableaux budgétaires par la Cour des comptes est indispensable. Lib.res demande qu’il permette également de tester la cohérence de la trajectoire pluriannuelle présentée par le gouvernement et les hypothèses sur lesquelles elle repose.

La fiscalité automobile montre pourquoi cet exercice est nécessaire. Le gouvernement promet une compensation de la vignette routière tout en annonçant une taxation accrue des véhicules grands et lourds. Quels automobilistes seront réellement compensés ? Lesquels paieront davantage ? Et quel sera, au final, le rendement net pour la Région ?

« On promet aux automobilistes qu’ils ne paieront pas un euro de plus, puis on annonce une taxation plus lourde pour certains véhicules. La compensation sera-t-elle intégrale, partielle ou réservée à quelques catégories ? Les Bruxellois ont droit à une réponse, pas à un slogan. », souligne Fabian Maingain.

Pour lib.res, le gouvernement doit désormais passer des annonces à la démonstration : préciser ce qui est réellement financé, quand les économies produiront leurs effets et comment chaque décision affectera le déficit.

« Le gouvernement proclame l’équilibre : qu’il en apporte la preuve. Nous exigeons les tableaux complets, un financement détaillé pour chaque mesure et un examen par la Cour des comptes. Bruxelles a besoin d’un budget démontré, pas d’un équilibre proclamé. » conclut Fabian Maingain (lib.res)

Contact presse :

Fabian Maingain

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